Famille Cadot

Sur les traces d'un patronyme rare, entre Champagne-Ardenne et la Nouvelle-France

1 Ce que révèle l'arbre Geneanet

Jacques Cadot

Identifié comme « Jacques Cadot (2) » dans l'arbre de Philippe Sébastien — le chiffre « 2 » signale qu'il existe au moins un homonyme (un autre Jacques Cadot) dans le même arbre

Numéro Sosa/Ahnentafel
3 592 (dans l'arbre de Philippe Sébastien, Sosa n° 1)
Épouse
Marguerite Delaplace

D'après le numéro Sosa 3592, Jacques Cadot appartient à une génération ancienne de l'ascendance de Philippe Sébastien — les numéros Sosa de cet ordre de grandeur (autour de 3 500-4 000) correspondent généralement à des ancêtres situés entre 10 et 12 générations en amont, soit approximativement aux XVIe et XVIIe siècles, mais cela reste une estimation à confirmer avec les dates exactes de l'arbre.

Limite technique importante : l'arbre Geneanet de Philippe Sébastien (gw.geneanet.org/philsebastien_w) affiche son contenu de façon dynamique via JavaScript. Les outils de récupération automatique ne peuvent donc pas en extraire les dates de naissance, mariage et décès, ni la liste des parents, enfants ou frères et sœurs de Jacques Cadot — seules les métadonnées ci-dessus (nom, numéro Sosa, épouse) ont pu être confirmées. Pour compléter cette page avec la lignée complète (ascendants et descendants), il faudra soit copier-coller le contenu de la fiche directement depuis Geneanet, soit fournir un export GEDCOM ou une capture d'écran de l'arbre.

2 Origine et répartition du patronyme Cadot

Le nom de famille Cadot est peu répandu en France : on dénombre environ 3 700 naissances sous ce patronyme entre 1891 et 1990, réparties dans 78 départements. Son origine reste incertaine et fait l'objet de plusieurs hypothèses chez les spécialistes de l'onomastique.

Selon Marie-Thérèse Morlet, Cadot pourrait désigner un « petit chien » (du latin catellus), un sens qu'elle attribue également au patronyme voisin Cadet ; le nom serait alors un surnom, peut-être donné à un piqueux ou un veneur. Une autre hypothèse évoque une variante de Cadet, désignant le plus jeune des frères d'une famille. En Bretagne, Cadot se rencontre aussi comme variante de Cadou. Le picard cadot, qui signifie « fauteuil », est parfois cité, mais le lien avec le patronyme reste incertain. C'est en Saône-et-Loire que le nom est aujourd'hui le plus porté.

Le nom de famille étant rare, il est probable qu'il ait été donné à l'origine à une seule lignée, ce qui signifierait que l'ensemble des porteurs actuels du patronyme Cadot descendent de très lointains cousins communs — bien qu'aucun lien direct ne puisse être établi sans une recherche généalogique approfondie propre à chaque branche.

3 Une branche Cadot bien documentée : Louise-Nicole Cadot (Reims / Ardennes)

Louise-Nicole Cadot

Naissance
1736
Décès
1776
Époux
Jean-Baptiste Duchastel, baron de Montflambert (1723-1809)

Cette Cadot est la mieux documentée dans l'entourage généalogique de la famille Sébastien : elle épouse Jean-Baptiste Duchastel, baron de Montflambert, avec qui elle a plusieurs enfants, dont Jacques-Gabriel Duchastel de Montrouge (1758-1792), déjà traité en détail sur le site consacré à la famille Duchastel. La famille vivait dans la région de Reims et des Ardennes au XVIIIe siècle.

Lien non établi : rien ne permet pour l'instant d'affirmer que Louise-Nicole Cadot appartient à la même lignée que le Jacques Cadot (Sosa 3592, époux de Marguerite Delaplace) mentionné dans l'arbre de Philippe Sébastien pour la branche Cadot ci-dessus. Il pourrait s'agir de deux familles Cadot distinctes, ou de branches cousines plus ou moins éloignées ; seule une recherche d'actes d'état civil ou notariés dans la région de Reims/Ardennes au XVIIIe siècle permettrait de trancher.

3Etienne François Cadot de Beauvoisy : frère de Louise-Nicole Cadot

Etienne François Cadot de Beauvoisy

Naissance
1738
Décès
1810
Épouse
Edmée Bonaventure Berthelin, cousine d'Elisabeth Berthelin, épouse de Jacque-Jean-Baptiste Duchastel-Berthelin

Etienne François Cadot de Beauvoisy est le frère de Louise-Nicole Cadot. Il épouse Edmée Bonaventure Berthelin, avec qui il a plusieurs enfants. La famille vivait dans la région de Reims et des Ardennes au XVIIIe siècle.

Belle piste — les recherches remontent une figure bien documentée, avec des sources solides (Gallica/BnF, forums patrimoniaux, arbres Geneanet croisés). Voici ce que j'ai trouvé :Voici ce que les recherches donnent — et c'est une figure étonnamment bien documentée : ## Étienne-François Cadot, dit « de Beauvoisy » **Éléments biographiques confirmés :** - Né en **1738**, décédé après **1797** - **Bourgeois de Reims**, **négociant**, **Seigneur de Beauvoisy**, **Changeur du Roy** (changeur royal — une charge financière liée au contrôle des monnaies) - **Anobli en 1785** (fait mentionné dans le *Journal de Champagne* du 13 juin 1785, cité dans les *Travaux de l'Académie nationale de Reims*, via Gallica/BnF) - Fils de **Thomas Cadot** et **Anne-Reine Gard** - Épouse le **10 (ou vers) 1767**, à Troyes (Saint-Jean), **Edmée (Aimée)-Bonaventure Berthelin** (1747-1829), fille de Jean-Edmé Berthelin et Marie-Claude Fromageot **Une trace matérielle remarquable :** en 1773, il fait bâtir une maison de campagne à **Pargny-lès-Reims** (Marne), par l'architecte Jean-Pierre Rousseau. La pierre de fondation, retrouvée en 1893 lors de travaux pour le comte Werlé (négociant en champagne), portait l'inscription : > *« Bâtie par Jean-Pierre Rousseau, Architecte ; j'ai été posée par Monsieur Etienne-François Cadot, Bourgeois de Reims, Seigneur de Beauvoisy, Changeur du Roy, & par Aimée-Bonaventure Berthelin, son épouse, l'An de Grâce 1773, le 14 Mars. »* Cette propriété est devenue plus tard le « Château Werlé ». **Enfants recensés (généalogie man8rove/Geneanet) :** - une fille née en 1775 (nom non précisé dans les sources consultées) - **Elisabeth-Gabrielle Cadot de Beauvoisy** (1777-1808), mariée à Arsène-Pierre Bessirard de La Touche, négociant - **Étienne** (1771- ), marié en 1801 à Marie-Anne Prévoteau - **Louise Cadot de Beauvoisy**, mariée en 1791 à Marie-Alexandre-Emmanuel Durieux de Gournay **Point important :** cette fiche apparaît confirmée dans l'arbre Geneanet de Philippe Sébastien lui-même (recherche indexée, 2 751 individus) — donc directement pertinente pour votre généalogie, contrairement à la fiche « Jacques Cadot / Marguerite Delaplace » d'origine, pour laquelle je n'avais pu extraire que le nom. **Lien potentiel avec la famille Duchastel :** on retrouve à la même époque, dans la même ville, une **Louise-Nicole Cadot** (1736-1776), mariée à Jean-Baptiste Duchastel, baron de Montflambert — déjà documentée sur le site Duchastel. Étant proche en âge et originaire de la même ville, elle pourrait être apparentée (sœur, cousine) à Étienne-François, mais **rien ne le confirme** dans les sources trouvées. Veux-tu que je mette à jour genealogie_cadot.html avec ces informations, beaucoup plus solides que ce que j'avais pu inclure la première fois ?

Lien non établi : rien ne permet pour l'instant d'affirmer que Louise-Nicole Cadot appartient à la même lignée que le Jacques Cadot (Sosa 3592, époux de Marguerite Delaplace) mentionné dans l'arbre de Philippe Sébastien pour la branche Cadot ci-dessus. Il pourrait s'agir de deux familles Cadot distinctes, ou de branches cousines plus ou moins éloignées ; seule une recherche d'actes d'état civil ou notariés dans la région de Reims/Ardennes au XVIIIe siècle permettrait de trancher.

4 Une autre branche portant un nom apparenté : les Cadotte d'Amérique du Nord

Sans lien établi avec la lignée de Philippe Sébastien, il existe une famille Cadotte bien connue de l'histoire nord-américaine, active dans le commerce des fourrures autour du lac Supérieur et de Sault-Sainte-Marie aux XVIIIe et XIXe siècles. Fondée par Mathurin Cadot, originaire de France, la famille adopta progressivement l'orthographe « Cadotte » — variante canadienne du patronyme Cadot, qui signifie « petit chien ». Parmi ses membres notables figurent Jean-Baptiste Cadot et son fils Michel Cadotte, tous deux mariés à des femmes issues de nations autochtones et devenus des figures importantes du commerce des fourrures. Cette mention est incluse à titre indicatif, comme illustration de la dispersion géographique du patronyme, et non comme une branche rattachée à l'arbre de Philippe Sébastien.

5 Arbre généalogique de référence

La source principale pour la branche Cadot de la famille de Philippe Sébastien reste son arbre Geneanet, à consulter directement pour la lignée complète :

6 Sources et références