De Quentin Durand aux Duchastel de Montrouge, une alliance rethéloise
Ce raisonnement est corroboré par une vérification croisée : Louise-Nicole Cadot, belle-mère d'Élisabeth-Philippine, porte le Sosa 449, et Jacques Cadot — figure de la page consacrée aux Cadot — porte le Sosa 3592, soit exactement 449 × 8, c'est-à-dire trois générations plus haut. La cohérence de ces numéros confirme la structure proposée ici.
Le plus ancien Durand identifié dans cette lignée
Quentin Durand porte le patronyme seul, sans le complément « de Courmont » que ses descendants ajouteront. Ce type d'extension — l'accolement d'un nom de terre au patronyme — est exactement le mécanisme observé, à la même époque et dans la même région, chez les Duchastel, devenus « Duchastel de Montflambert » après l'achat du domaine de Montflambert en 1753, puis « Duchastel de Montrouge ». Il est donc plausible que les Durand aient de la même façon attaché à leur nom celui d'une terre appelée Courmont — un toponyme que l'on rencontre notamment dans l'Aisne, aux confins de la Champagne et du Rethélois. Cette hypothèse demande à être confirmée par des actes notariés.
En situant Quentin Durand trois générations avant Élisabeth-Philippine, née en 1763, on obtient une naissance probable dans le dernier tiers du XVIIe siècle, soit sous le règne de Louis XIV.
Aussi mentionnée sous la forme Philippine-Élisabeth ; fille de Jean-Baptiste Quentin Durand de Courmont et d'Élisabeth Bourgogne
Mariée à 17 ans, Élisabeth-Philippine devient veuve à 28 ans, en mars 1792, à la mort de son mari à Reims — un décès dû à la maladie et non aux combats, alors que la Révolution bat son plein. Elle survivra cinquante ans à cet époux et mourra en 1842, après avoir traversé la Révolution, l'Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet.
Ce tableau récapitule les numéros Sosa des individus mentionnés, tels qu'ils apparaissent ou se déduisent de l'arbre de Philippe Sébastien (Sosa n° 1) :
| Sosa | Individu | Statut |
|---|---|---|
| 224 | Jacques-Gabriel Duchastel de Montrouge (1758-1792) | confirmé |
| 225 | Élisabeth-Philippine Durand de Courmont (1763-1842) | confirmé |
| 448 | Jean-Baptiste Duchastel de Montflambert | confirmé |
| 449 | Louise-Nicole Cadot (1736-1776) | confirmé |
| 450 | Jean-Baptiste Quentin Durand de Courmont | déduit |
| 451 | Élisabeth Bourgogne | déduit |
| 900 | Durand, prénom inconnu | déduit |
| 1800 | Quentin Durand | confirmé (fiche Geneanet) |
| 1801 | Marie-Thérèse Doucet | confirmé (fiche Geneanet) |
| 3592 | Jacques Cadot | confirmé (fiche Geneanet) |
Durand est l'un des patronymes les plus répandus de France. Il vient du nom de baptême médiéval Durandus, formé sur le latin durare (« durer, endurer ») et porteur d'un sens favorable : celui qui tient bon, qui persévère. Sa très grande fréquence signifie qu'il est apparu indépendamment dans toutes les régions de France, et qu'il n'existe évidemment aucun lien de parenté entre la plupart des familles qui le portent. C'est précisément pour cette raison que l'ajout d'un nom de terre — ici « de Courmont » — avait une utilité pratique : distinguer une famille précise parmi les innombrables Durand.