Famille Durand de Courmont

De Quentin Durand aux Duchastel de Montrouge, une alliance rethéloise

1 Lignée ancestrale

  1. Quentin Durand (Sosa 1800) & Marie-Thérèse Doucet (Sosa 1801)
  2. Un fils Durand (Sosa 900) — prénom non identifié dans les sources consultées
  3. Jean-Baptiste Quentin Durand de Courmont (Sosa 450) & Élisabeth Bourgogne (Sosa 451)
  4. Élisabeth-Philippine Durand de Courmont [1763 – 1842] (Sosa 225) — épouse en 1781 Jacques-Gabriel Duchastel de Montrouge
Comment cette lignée a été reconstituée. Le contenu détaillé de l'arbre Geneanet n'a pas pu être extrait automatiquement (la page est générée en JavaScript), mais la fiche de Quentin Durand y porte le numéro Sosa 1800. Cette numérotation permet de retrouver sa position exacte : dans le système Sosa-Stradonitz, le père d'un individu numéroté N porte le numéro 2N et sa mère 2N+1. En remontant depuis Élisabeth-Philippine Durand de Courmont (Sosa 225, épouse de Jacques-Gabriel Duchastel de Montrouge, Sosa 224), on obtient la chaîne 225 → 450 → 900 → 1800. Quentin Durand est donc l'arrière-grand-père d'Élisabeth-Philippine, et une génération intermédiaire (Sosa 900) reste à nommer.

Ce raisonnement est corroboré par une vérification croisée : Louise-Nicole Cadot, belle-mère d'Élisabeth-Philippine, porte le Sosa 449, et Jacques Cadot — figure de la page consacrée aux Cadot — porte le Sosa 3592, soit exactement 449 × 8, c'est-à-dire trois générations plus haut. La cohérence de ces numéros confirme la structure proposée ici.

À vérifier : la reconstitution ci-dessus repose sur l'arithmétique des numéros Sosa, non sur la lecture directe des fiches. Le prénom du maillon Sosa 900 et les dates de Quentin Durand, de Marie-Thérèse Doucet et de Jean-Baptiste Quentin Durand de Courmont restent à confirmer en consultant directement l'arbre Geneanet ou les registres de Rethel et des Ardennes.

2 Quentin Durand et Marie-Thérèse Doucet

Quentin Durand

Le plus ancien Durand identifié dans cette lignée

Numéro Sosa
1 800
Épouse
Marie-Thérèse Doucet (Sosa 1801)
Génération estimée
vers la fin du XVIIe siècle
Dates
non renseignées dans les sources consultées

Quentin Durand porte le patronyme seul, sans le complément « de Courmont » que ses descendants ajouteront. Ce type d'extension — l'accolement d'un nom de terre au patronyme — est exactement le mécanisme observé, à la même époque et dans la même région, chez les Duchastel, devenus « Duchastel de Montflambert » après l'achat du domaine de Montflambert en 1753, puis « Duchastel de Montrouge ». Il est donc plausible que les Durand aient de la même façon attaché à leur nom celui d'une terre appelée Courmont — un toponyme que l'on rencontre notamment dans l'Aisne, aux confins de la Champagne et du Rethélois. Cette hypothèse demande à être confirmée par des actes notariés.

En situant Quentin Durand trois générations avant Élisabeth-Philippine, née en 1763, on obtient une naissance probable dans le dernier tiers du XVIIe siècle, soit sous le règne de Louis XIV.

3 Élisabeth-Philippine Durand de Courmont

Élisabeth-Philippine Durand de Courmont

Aussi mentionnée sous la forme Philippine-Élisabeth ; fille de Jean-Baptiste Quentin Durand de Courmont et d'Élisabeth Bourgogne

Naissance
2 septembre 1763
Décès
13 août 1842, à l'âge de 78 ans
Mariage
9 janvier 1781, à Rethel (Ardennes)
Époux
Jacques-Gabriel Duchastel de Montrouge (1758-1792), officier, lieutenant de dragons

Mariée à 17 ans, Élisabeth-Philippine devient veuve à 28 ans, en mars 1792, à la mort de son mari à Reims — un décès dû à la maladie et non aux combats, alors que la Révolution bat son plein. Elle survivra cinquante ans à cet époux et mourra en 1842, après avoir traversé la Révolution, l'Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet.

Enfants de Jacques-Gabriel Duchastel de Montrouge et Élisabeth-Philippine Durand de Courmont

  1. DUCHASTEL DE MONTROUGE, Jeanne-Élisabeth (1781 – 1838) — épouse le 2 juin 1800, à Reims, Jean-Baptiste « Henri » Lucas (1772-1832)
  2. DUCHASTEL DE MONTROUGE, Alexandre-Louis-François (1er juillet 1784, Rethel – 23 juillet 1863, Macogny-Montron, Aisne), négociant et propriétaire, 1er baron de Montrouge — épouse le 19 mai 1813, à Reims, Sophie LeGoix (1790-1860)
  3. DUCHASTEL DE MONTROUGE, Jacques (30 décembre 1786 – 1809, à 23 ans), 3e baron de Montflambert, mort au combat sans descendance
Le point de jonction entre deux familles : c'est par ce mariage de 1781 que la lignée Durand de Courmont rejoint celle des Duchastel de Montrouge. Leur fils Alexandre-Louis-François héritera en 1830 du titre de baron de Montrouge, transmis par majorat depuis son grand-oncle Jacques-Jean-Baptiste Duchastel-Berthelin. La descendance de ce couple se prolonge ensuite jusqu'au Québec, via Jules-Alexandre Duchastel de Montrouge (1878-1938).

4 Repères Sosa de cette branche

Ce tableau récapitule les numéros Sosa des individus mentionnés, tels qu'ils apparaissent ou se déduisent de l'arbre de Philippe Sébastien (Sosa n° 1) :

SosaIndividuStatut
224Jacques-Gabriel Duchastel de Montrouge (1758-1792)confirmé
225Élisabeth-Philippine Durand de Courmont (1763-1842)confirmé
448Jean-Baptiste Duchastel de Montflambertconfirmé
449Louise-Nicole Cadot (1736-1776)confirmé
450Jean-Baptiste Quentin Durand de Courmontdéduit
451Élisabeth Bourgognedéduit
900Durand, prénom inconnudéduit
1800Quentin Durandconfirmé (fiche Geneanet)
1801Marie-Thérèse Doucetconfirmé (fiche Geneanet)
3592Jacques Cadotconfirmé (fiche Geneanet)

5 Le patronyme Durand

Durand est l'un des patronymes les plus répandus de France. Il vient du nom de baptême médiéval Durandus, formé sur le latin durare (« durer, endurer ») et porteur d'un sens favorable : celui qui tient bon, qui persévère. Sa très grande fréquence signifie qu'il est apparu indépendamment dans toutes les régions de France, et qu'il n'existe évidemment aucun lien de parenté entre la plupart des familles qui le portent. C'est précisément pour cette raison que l'ajout d'un nom de terre — ici « de Courmont » — avait une utilité pratique : distinguer une famille précise parmi les innombrables Durand.

6 Arbres généalogiques de référence

7 Sources et références